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la séance

Créée en 2017 notre société d'édition vidéo Coin de Mire a pour vocation d'éditer en haute définition des films du patrimoine français sortis entre 1950 et 1980. Bien que les éditeurs historiques de films anciens se soient mobilisés pour restaurer et ressortir les grands classiques de notre patrimoine, nous constatons que de nombreux titres ne sont toujours pas édités dans des supports haute définition.

Notre site vous propose de découvrir notre catalogue exclusif de films en haute définition du patrimoine français et vous en permet l'achat On-line. En tant que collectionneurs passionnés, notre souhait est de faire revivre ces films dans le contexte de leur époque de sortie au cinéma et d'offrir aux spectateurs contemporains leur meilleure version possible.

La collection "la séance" vous permet de revivre le film comme lors de sa sortie au cinéma, avec ses journaux d'actualités, ses bandes annonces et ses réclames d'époque... Le menu proposant au choix, une séance complète ou le film directement.

Chaque film fait l'objet d'un coffret Digibook inédit spécialement fabriqué en France et en Italie pour cette collection, comprenant la version haute définition du film sur BluRay™ et DVD9 avec contenus identiques, un livret cousu au boitier reproduisant des archives du film ainsi qu'une reproduction d’affiche et une dizaine de photos d'exploitation.

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Petite histoire de la ressortie du film PARIS EST TOUJOURS PARIS

Petite histoire de la ressortie du film PARIS EST TOUJOURS PARIS

PARIS EST TOUJOURS PARIS est un des rares cas de coproductions parfaitement paritaires entre la France et l'Italie. Rien qu'à ce titre, il se tient à part dans la filmographie de ces deux pays. En effet, les deux sociétés coproductrices, OMNIUM INTERNATIONAL DU FILM et FORTEZZA FILMS (qui avait remplacé la G. AMATO Films), se divisent à 50% les territoires autres que ceux leur revenant en pleine propriété. Cette parité se voit aussi au générique, puisque le nombre d'acteurs et de techniciens français est parfaitement contrebalancé par le nombre d'acteurs et de techniciens italiens.Toutefois, la vente à l'étranger du film était l'affaire du coproducteur français, et l'adaptation française n'a pas été un simple doublage, mais bien un texte écrit par deux auteurs, cités comme tels au générique : Jean Ferry et Jacques Rémy. La direction de la photographie a, de même, été confiée à l'un des plus grands, sinon le plus grand, chef opérateur existant, Henri Alekan. Tout ceci porte à croire que la balance penchait en réalité initialement du côté français et qu'il était prévu que le film fasse l'objet d'une belle exploitation en France.Malheureusement, ce ne fut absolument pas le cas, la sortie du film restant confidentielle sur tout le territoire. Nos recherches nous font pencher pour deux explications, sans doute complémentaires : la première est que le distributeur de l’époque, pourtant par ailleurs coproducteur, avait en parallèle un autre film qu’il mettait très fortement en avant, LES AMANTS DE MINUIT, avec Jean Marais, et auquel il a consacré tous ses efforts publicitaires auprès des salles. Cela est visible à la lecture des bordereaux de commande, PARIS EST TOUJOURS PARIS ayant été distribué principalement en Bretagne, en Bourgogne et en Normandie. La seconde est que le film parlait d’étrangers visitant Paris, et que le public français – en tout cas le public parisien – a pu bouder le film au motif qu’il connaissait par cœur sa capitale et n’avait pas besoin qu’un réalisateur étranger la lui montre. On retrouve cet accueil mitigé dans les critiques de l'époque qui ne sont pas toutes positives, même si elles reconnaissent la fraîcheur du film et le jeu des acteurs.Mais là où UN DIMANCHE D'AOÛT avait fait l'unanimité autour de Luciano Emmer, d'aucuns vont se dire assez déçus par sa nouvelle réalisation car, d'après eux, pour bien parler de Paris, il faut mieux la connaître, et on lui reproche de la montrer uniquement à travers les yeux de touristes.Aujourd'hui, l'on se rend compte que c'est précisément cet angle qui rend le film si précieux et qui en fait un document unique sur le Paris de 1951, car justement on voit notre capitale sous tous ses angles, non seulement et bien évidemment dans ses hauts lieux touristiques, mais également chez les petites gens et dans les rues de quartiers plus populaires. L’un des intérêts du film est d’ailleurs le fait qu’il montre un Paris entre deux périodes, pas encore totalement sorti de l’après-guerre douloureux, mais pas encore non plus totalement plongé dans les Trente Glorieuses.Claude RIEFFEL ne s'y trompe pas puisqu'il écrit, dans sa critique du film sur le site www.avoir-alire.com : "Et si le Paris des touristes est expédié en quelques plans ironiques, la vraie ville est filmée avec un regard de documentariste amoureux que magnifie la superbe photo d’Henri Alekan (excusez du peu !) et que la distance temporelle rend encore plus précieux (on pouvait encore voir dans les rues de la capitale, en 1950, des charrettes tirées par des chevaux)"  L'énergie et la joie de vivre qui s'en dégagent encore aujourd'hui font mieux comprendre qu'en Italie, lors de sa sortie, cette petite pépite de bonheur pleine de quiproquos ait fait un tel triomphe. Au point de lancer sur orbite la carrière d'Hélène Rémy, jeune danseuse classique, acrobate, actrice de théâtre et repérée pour le cinéma à la fois par Orson Welles et Julien Duvivier. Cet artiste complète comme il y en aura finalement rarement eu, fera 20 ans de belle carrière transalpine avant de rentrer en France pour BORSALINO, son dernier film, et un oubli peu mérité. A la voir pétiller dans PARIS EST TOUJOURS PARIS, l'on comprend mieux que Luciano Emmer se soit dit, en la voyant, qu'elle incarnait parfaitement la Parisienne qu'il recherchait partout.Depuis sa sortie en France en 1952, et malgré sa nomination au LION D’OR au Festival de Venise en 1951, le film n'avait quasiment plus jamais refait surface dans ce pays. Et pourtant, depuis que nous nous y sommes intéressés, il a séduit tous ceux qui ont eu l'occasion de le voir.Les sociétés CINEMATOGRAPHIQUE LYRE et DAMIA FILMS l’ont acquis en copropriété en 2007 parmi d’autres œuvres, et n’ont pas tout de suite pu s’en occuper. C’est l’intervention de deux bénévoles enthousiastes et entreprenants, Jean-Louis Guillon et Alain Jorel, qui entendaient une charmante dame leur parler de « Paris est toujours Paris, le film qui a lancé ma carrière » avec chaque fois une anecdote sur l’Italie ou le souhait de revoir le film, qui a permis au projet de voir le jour. Lorsqu’ils ont demandé au CNC si une projection ne pourrait pas être organisée pour Mme Rémy, car c’était elle, le CNC a aussitôt contacté la LYRE, qui a donné son accord.Le 10 octobre 2018, le film a été montré « dans son jus » tel que sur le négatif original dans le cadre de la Semaine Bleue à Bois D’Arcy en présence de Mme Rémy, du Service Civique du CNC représenté par Mme Hermine Cognie, du Maire de Bois D’Arcy et de divers membres de son équipe. L’accueil très chaleureux réservé au film, la joie qui s’en dégageait, ainsi que la personnalité attachante de l’actrice, alliés au fait que les éléments négatifs sont en nitrate et donc fragiles, ont été des facteurs importants pour nous lancer dans sa restauration.Nous avons alors sollicité l’appui des deux auteurs français du film, ou plutôt de leurs descendants : le fils de Jacques Rémy, M. Olivier Assayas et la fille de Jean Féry, Mme Loreley Fronty, nous ont donné leur accord pour entreprendre la restauration du film et nous ont soutenus dans notre souhait de le faire (re)voir par le public.Considérant que le film s'inscrivait parfaitement dans le cadre des œuvres qu’ils souhaitaient promouvoir et qui sont susceptibles de toucher le public, nous avons aussi bénéficié du soutien créatif et enthousiaste de l’équipe de CELLULOID ANGELS (www.celluloidangels.com), le site de financement participatif dédié aux films de patrimoine. Grâce à cette plateforme, au soutien du regretté Venantino Venantini auquel la restauration rend hommage, à un article du Figaro Online écrit par Bertrand Guyard et à la reprise par divers autres sites, 119 contributeurs ont choisi de faire confiance au projet et ont fait plus que de simplement nous donner une contribution financière pour lancer la restauration du film : ils ont permis de montrer que ce projet intéressait de nombreuses personnes, et donné ainsi encore plus de fondement à la demande que notre société a fait ensuite au CNC pour obtenir une aide lui permettant de boucler le budget de restauration que, seule, elle n’aurait pu affronter.Les travaux ont démarré au printemps 2018, et nous avons tout d’abord dû réparer le négatif, qui montrait des traces de moisissures et dont toutes les collures se défaisaient : nous étions à deux doigts de nous trouver devant un puzzle de plusieurs milliers de pièces, et le reconstituer n’aurait pas été simple. Les doigts de fée des techniciens du laboratoire DAEMS, spécialiste en sauvetages divers, tous liés à la pellicule, nous ont permis de remettre le négatif en état afin que les équipes du laboratoire HIVENTY, où nous avions choisi de faire la restauration image, puissent ensuite numériser les éléments originaux et procéder à la restauration numérique du film. Certains des contributeurs ont pu visiter les locaux du laboratoire HIVENTY, à Joinville, pendant ladite restauration, et voir le soin et l’enthousiasme avec lequel les différentes équipes techniques s’occupaient de redonner tout son éclat à l’image du film. Le son, quant à lui, a été confié aux experts du laboratoire L.E. DIAPASON, qui allaient s’occuper à la fois du son français mais aussi du son italien du film, puisque dès les premiers instants il est apparu comme une évidence de présenter les deux versions à égalité, le film étant paritaire et jouant volontiers du rapport entre les deux langues.Pour la petite histoire, nous avons eu beaucoup de soucis sur deux passages de la version française pour lesquels il nous manquait le son : le premier passage était celui où Hélène Rémy explique à Franco Interlenghi comment se rendre à l’Hôtel Lutétia depuis la Gare de Lyon, le second était celui où un groupe de jeunes filles d’origine nordique dévalent les escaliers du Sacré Cœur poursuivies par les deux « Don Juans » à la Laurel et Hardy, Toto et Nicolino. Le second « trou de son » pouvait à la rigueur être comblé avec du bruitage. Mais le premier nécessitait d’avoir trois phrases que nous ne pouvions reconstituer aisément. Au début, nous pensions qu’il nous serait possible de trouver une ancienne copie d’exploitation contenant le son complet du film, mais la seule copie que nous avons trouvée en version française a été une copie 16 mm de la Cinémathèque Québécoise : or même cette copie, datant pourtant de la première exploitation du film, s’est révélée amputée de la séquence problématique dans la gare. C’est ainsi que nous avons compris que le négatif avait dû être endommagé dès le tirage. Or la sortie du film n’ayant eu lieu finalement qu’à l’hiver 1952, soit plus d’un an après le tournage et le doublage, Hélène Rémy était partie pour l’Italie. Impossible donc, surtout avec le budget de production de l’œuvre, de la faire revenir pour trois phrases. C’est ainsi que les copies avaient été coupées. J’avoue que cela me faisait mal au cœur de le faire à mon tour. C’est là que les bonnes fées qui veillaient sur le film sont venues à notre rescousse : ces trois phrases, prononcées par Mme Rémy sur le plateau de tournage, avaient été captées par l’un des trois enregistreurs de son direct et par chance, nous disposions du négatif issu précisément de cette machine-là. Il n’y avait pas grand-chose d’autre sur la bobine correspondante, mais il y avait ces trois phrases. Nous avons également retrouvé la sonorisation complète correspondant à la descente d’escalier. La version française que vous entendrez dans ce coffret est donc une version intégrale telle qu’elle avait été tournée et enregistrée, et telle qu’elle n’avait pu être entendue depuis… 1951. Nous sommes évidemment ravis de pouvoir vous la présenter.Une fois complètement restauré et validé par nos soins, le film, décidément sous une bonne étoile, a ensuite été sélectionné par les festivals suivants, qui tous s’occupent de films de patrimoine : le Festival Lumière en octobre 2018, le Festival Toute la Mémoire du Monde (Paris) en février 2019, le Festival International de La Rochelle en juillet 2019, le Festival International de Marcigny en novembre 2019.Il est ressorti au cinéma le 14 août 2019 porté par le distributeur THEATRE DU TEMPLE qui a refait, pour l’occasion, une très belle affiche et une bande annonce que l’on peut toutes deux voir sur Allociné :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15364.htmlLes deux versions sont disponibles, même si les salles semblent le proposer préférentiellement en version italienne sous-titrée en français. Le film a même fait l’objet d’une section spéciale de la revue Revus et Corrigés dont l’un des journalistes s’est lancé sur les traces des lieux représentés dans le film pour montrer ce qu’ils étaient devenus (édition de juin 2019) !Deux projections spéciales ont pu être organisées pour les contributeurs, l’une en Version Française au Cinéma Club de l’Etoile, en avril 2019, et l’autre en Version Italienne sous-titrée en Français au Cinéma Le Louxor en juin 2019, généreusement mis à notre disposition par la MAIRIE DE PARIS.Enfin, ayant tout d’abord contribué à la campagne de financement puis s’étant intéressés à l’œuvre pour leur toute jeune maison d’édition DVD/Blu-Ray, COIN DE MIRE CINEMA, Laure et Thierry Blondeau ont décidé d’intégrer le film dans leur collection. Il leur fallait, en sus d’autres éléments photographiques et documentaires pour compléter leur coffret, deux éléments : -       Un film annonce d’époque, dont les deux seuls exemplaires ont pu être trouvés dans les collections de La Cinémathèque français, grâce à laquelle il a été possible de l’inclure dans le coffret. En effet, le négatif image du film annonce n’a pas (encore) été retrouvé.-       Un dossier de presse de l’époque. Pour ce document, après plusieurs mois de recherches intenses tant par les Blondeau que par moi, nous n’avions toujours rien, en ayant pourtant l’impression d’avoir remué ciel et terre. C’est là que la petite étoile du film a refait son apparition : au détour d’une conversation avec le collectionneur Lucas Balbo, j’ai eu l’idée de lui lancer comme challenge cette recherche. Qu’elle n’a pas été ma stupeur, et mon admiration pour le classement de ses archives, quand, moins de 24h après, Lucas nous a envoyé ledit dossier ? Le coffret pouvait enfin être complété et vous le tenez aujourd’hui entre vos mains (ou devriez aller l’acheter ! J).Que dire, donc, sinon que de très nombreuses bonnes fées ont œuvré à la renaissance de ce joyeux petit bijou de film ?Un petit mot pour finir l’histoire de la restauration de ce film : notre souhait initial, qui avait été de pouvoir montrer de nouveau le film, une fois restauré, à Mme Rémy a pu être exaucé le 13 juin 2019 au Louxor, et la joie de cette charmante et encore pétillante dame a fait chaud au cœur de tous ceux, fort nombreux, qui étaient dans la salle ce jour-là. Grâce à la sortie du coffret DVD/Blu-Ray, nous pourrons le faire revoir également aux deux autres actrices de ce film encore vivantes aujourd’hui : Madame Lucia Bosè et Madame la Baronne Nadine de Rotschild, qui toutes deux nous avaient envoyé de loin leurs encouragements avant la présentation au public du film.

Au-delà des considérations techniques, peut-être souhaitez-vous savoir pourquoi nous avons cru en ce film pourtant fort obscur au départ ? Tout d’abord parce que la première projection, aussi approximative qu’ait été la qualité d’image et du son, nous a tous vus sortir de la salle avec un sourire qui venait du fond du cœur, et que se sentir bien après une projection de cinéma correspond fondamentalement à notre conception du 7ème Art.Ensuite parce que nous souhaitions faire connaître à ceux qui ne l’avaient jamais vu le très talentueux Aldo Fabrizi, qui, en père de famille respectable souhaitant connaître quelques lieux plus croustillants de la capitale, trouve là un rôle à la mesure de son immense talent : il faut le voir découvrir le logement de son ami, "le baron", bien loin d'un cinq étoiles... Sa délicatesse étonne et charme d'autant plus que l'acteur est d’un physique imposant. Encore trop méconnu en France parce qu'il a joué dans d'innombrables comédies qui n'ont jamais réussi à passer les Alpes du fait des problèmes de doublage, il mérite d'être vu et apprécié pour la justesse et la finesse de son jeu. En montrant PARIS EST TOUJOURS PARIS en salles, nous espérons y contribuer. Bien évidemment, il n’est pas seul dans ce film et les spectateurs pourront ainsi revoir la magnifique et toute jeune Lucia Bosè, ou d'apprécier encore une fois le charme d’un Marcello Mastroianni dans l’un de ses premiers rôles (ce qui lui a d’ailleurs valu d’être doublé en Italien par Nino Manfredi). Ils pourront aussi tomber sous le charme de la souriante Hélène Rémy et du joli couple qu’elle forme à l’écran avec Franco Interlenghi, autre merveilleux comédien, qui, incidemment, s’est lui-même doublé dans la version française. Une pléiade d’excellents acteurs des années 1950 complète le générique, et nous sommes ravis que cela permette de remettre à l’honneur des Jeannette Batti, Henri Guisol, Ave Ninchi ou Henri Genès.Il y a aussi les merveilleuses images d’une qualité irréprochable et d’un cadrage chaque fois parfait, dues à l'œil sans pareil d'Henri Alekan, et nous l’avons maintes fois commenté pendant les semaines où le film a été en restauration chez Hiventy. L’étalonnage et la restauration image ont permis de remettre en valeur tout son travail. Et dire que ce génial directeur de la photographie trouvait pourtant n’avoir pas eu autant de temps de préparation pour ce film, du fait d’autres contraintes, qu’il l’aurait souhaité ! Mais sa « patte » est bien là, à chaque scène, et c’est un régal. Il se joue aussi des contrastes liés au fait que le film a été tourné entre deux saisons (ce qui explique l’état des arbres, tantôt pleins de feuilles sur les quais, puis dégarnis dans le Bois de Boulogne, ou la buée sortant des lèvres de Lucia Bosè au Palais-Royal, tandis que « Christine » et « Franco » semblent apprécier la douceur d’une journée de fin d’été sur les Bateaux-Mouches). Pour l’anecdote, ces derniers venaient d’être créés deux ans auparavant à peine, ce qui fait sans doute de PARIS EST TOUJOURS PARIS l’un des tous premiers films à avoir été filmé à bord J.Enfin, il faut préciser que la musique, qui est l'œuvre de Roman VLAD, est pour beaucoup dans la joie de vivre qui se communique au spectateur en regardant ce film. Et les trois chansons, dont « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert, mises en musique par KOSMA, sont l'occasion d'entendre, de manière assez rare, un tout jeune Yves Montand qui venait à peine de franchir le pas devant la caméra et s’apprêtait à se révéler en tant qu’acteur avec LE SALAIRE DE LA PEUR, un an plus tard. Son magnétisme crève l’écran, et nous sommes ravis du travail effectué par le laboratoire L.E. Diapason sur le son qui restitue tout le velours de sa voix.Il est intéressant de plus de noter que les jeunes qui ont vu le film nous ont tous, indépendamment et systématiquement, dit avoir particulièrement apprécié les images qu’il donnait de Paris et la possibilité de découvrir une ville pour eux méconnue, « sans Uber et sans trottinettes » (J) qui leur donnait envie d’aller l’explorer. Il y a un préjugé fortement ancré dans les esprits et contre lequel nous luttons quotidiennement, comme quoi les films noir et blanc ne peuvent séduire les jeunes. À voir leur enthousiasme à la sortie de PARIS EST TOUJOURS PARIS qui les a tous unanimement séduits, je reste persuadée que ce préjugé n’est pas justifié. Il est en tout cas clair que ce film, comme d’ailleurs beaucoup d’autres films dit « classiques », est susceptible de leur donner une porte d’entrée aisée et chaleureuse vers d’autres œuvres cinématographiques en noir et blanc.Malgré le fait qu’il soit resté quasiment inconnu durant ces nombreuses années, si ce n'est de rares cinéphiles, PARIS EST TOUJOURS PARIS mérite à notre sens d'être vu, et même revu, car il témoigne avec tendresse, émotion et sincérité d'un passé lointain et pourtant encore proche grâce à la magie du cinéma.Nous comptons sur la sortie du coffret de COIN DE MIRE CINEMA pour que l’effet chaleureux que produit ce film à chaque visionnage continue de s’étendre, et qu’il donne envie à beaucoup de personnes, qu’elles soient cinéphiles de longue date ou récemment venues aux films de patrimoine, de voir beaucoup d’autres œuvres de ce type, chacune reflétant une époque, une histoire, une société qui font partie de notre histoire et sont les nôtres.

Bonne « séance » à toutes et à tous !Paris, 23 décembre 2019Patricia Barsanti

 

Les sociétés CINEMATOGRAPHIQUE LYRE et DAMIA FILMS remercient, pour les avoir accompagnées dans les différentes étapes de cette restauration :

- Hélène Rémy, Loreley Fronty, Olivier Assayas,- les institutions et sociétés suivantes : le CNC, Lobster Film, Celluloid Angels, La Cinémathèque française, la Cinémathèque Québécoise, l’IRCAM, la Mairie de Paris (Mission Cinéma), Théâtre du Temple, Coin de Mire Cinéma, le Festival Lumière, le Festival Toute la Mémoire du Monde, le Festival international de la Rochelle, le Festival international de Marcigny,- ainsi que les nombreuses personnes qui sont intervenues pour nous soutenir d’une manière ou d’une autre tout au long de ce projet. Ce sont, par ordre chronologique « d’apparition » dans l’histoire de la ressortie du film : Jean-Louis Guillon, Alain Jorel, Hermine Cognie, Eric Le Roy, Sébastien Arlaud, Venantino Venantini, Bertrand Guyard, Geoffroy Caillet, Juliette Dubois, Jean-Baptiste Viaud, Monique Mouroux, les 119 (*) contributeurs de la campagne de crowdfunding dont les noms sont donnés ci-dessous, Serge Bromberg, Marie-Armelle Imbault, Laurent Cormier, Béatrice De Pastre, Bruno Deloye, Thierry Frémeaux, Gérald Duchaussoy, Paola Palma, Laure Blondeau, Thierry Blondeau, Paulo Costa, Benjamin Alimi, Thierry Delannoy, Audrey Birrien, Violette Baton, Van-Long Nguyen, Christelle Vinchon, Pauline Bassenne, Frédéric Hédin, Olivier Lekieffre, Bénédicte Munne, Serge Desaulniers, Catherine Gadebois-Laurendeau, Axel Roebel, Léon Rousseau, Nicolas Ruau, Nicolas Teichner, Olivier Beaufret, Vincent Dupré, Alexandre Paquot, Dimitri Marguerès, Christophe Girard, Michel Gomez, Elodie Péricaud, Emmanuel Papillon.(*) Pour plus d’exactitude, il y a eu 135 contributions effectuées par 119 personnes, certains contributeurs ayant choisi plusieurs « packages » de don. Nous les en remercions doublement JContributeurs de la campagne de crowdfunding organisée sur la plateforme Celluloid Angels : Ce sont, par ordre alphabétique: Albrecht JérômeAli-Yahia MalekArlaud SébastienArteil MichelAutier EmmanuelAutier Marie-LaureBaclin AlainBarsanti MariaBarsanti PatriciaBernard LaureBlandel MarcBlondeau Laure et ThierryBossard Avelange Julie et AntoineBotta JeanBouyer CarolyneBrassert Dorman CélesteBrisoux-Devendeville LaureBuard OdileCarrou StéphaneCaruel Sophie et FrançoisCassegrain Agathe et JeanChapron FrançoiseChauveau PascaleChéron FrançoiseClouard Florence et FrédéricCollet Jean-MarcCotonnec MichelCox CarolineDarmon SarahDe Breteuil Marie-LaureDe Condé IsabelleDe Lard Claire et FranckDe Lucia RominaDelforge Pierre-EmmanuelDelpech OdileDemollière SylvieDesclavelière DolorèsDeseine-Eschasseriaux Chléa et ArnaudDesmons Jean-PaulDevouge-Grandjean ViolaineDuchaussoy GéraldDuval JérômeEhrhart IsabelleElliott AliceEstève Jean-FrançoisFappani Von Lothringen FrédéricFeuerstein PatrickFoully AgnèsGachet Karin et BenoîtGachet ViolaineGaignault FlorentGaltier FlorenceGarnier CélineGarnier ClaudeGarnier Emmanuelle et AndréGarnier VincentGarnier-Barsanti ClaraGiniès MichelGouteroux CatherineGuérif NicoleGuillon Jean-LouisHeubert FrancisHozé ElisabethHuchon GuillaumeJagaille Nikky et PascalJorel AlainJournès AliceLamy PatriceLangeard ValérieLauquet JeanneLe Borgne DanielleLe Cloarec JulienLe Couteur ArianeLe Strat AnthonyLegeay CatherineLelièvre HervéLipschitz ArounaLlau PhilippeLo Cascio ElisabethLoisel RémyLosi PaolaLuciano MarysaMalbet Katell et FrançoisMarchal DominiqueMargat Annick et Jean-FrançoisMatthews SylvieMestre-Dorfin NadègeMezennec SandrineMichon Camille et StéphaneMischkind FrancisMorel OlivierNadal SophieNeiva Jean-PhilippeNoël Anne-Catherine et FrédéricPalma PaolaPetitjean VéroniquePiétremont CatherinePrigent MichelQuinnez BrunoRauturier Nathalie et ChristopheRogier YannRouillard SylvainSchafer EllenSchluntz FrédéricSoubeyran Anne-Reine et RomainTcherganian LilianeTéménidès Aline et JeanThomson ElyaneTournis VéroniqueTran SophieTrigano JérémyVernet Carmela et Jean-MarcVial-Houard ElisabethViney PhilippeVitte DanielVitte Marie-ChristineWiramus Jean-XavierWolfstirn ClaireZaoui Slimane Un grand merci de nouveau de votre confiance !

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