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LES BONNES CAUSES

LES BONNES CAUSES
Publié le 14-10-2019

LES BONNES CAUSES DE CHRISTIAN JAQUE AVEC BOURVIL ET PIERRE BRASSEUR
 
Synthèse du synopsis de la production (1963)
 
Catherine Dupré a tué son mari par personne interposée : en subtilisant une ampoule à une autre dans la boite de médicaments. Paul Dupré est cardiaque. On lui fait chaque soir une piqûre intraveineuse d’un fluidifiant du sang. Ce soir-là, l’infirmière, Gina Bianchi est loin de se douter, en piquant la seringue, qu’elle est en train de tuer son malade. Tout a été parfaitement combiné. Tout accable Gina. Jusqu’à cet entêtement stupide qu’elle met à nier avoir été la maîtresse de Paul Dupré, alors que c’est vrai. Jusqu’à ce testament, rédigé par Paul Dupré, trois jours avant sa mort, qui fait d’elle la légataire universelle, et donne, par là-même, le mobile du meurtre… alors que ce testament est faux, établi de la main de Catherine pour accabler l’infirmière… Le mélange de vérité et de mensonge est le matériau idéal des grandes plaidoiries. Cassidi, avocat de Catherine Dupré et son amant, en obtenant l’inculpation de Gina, ne doute pas qu’il n’aura aucun mal, demain, à obtenir sa condamnation devant le jury d’Assises. Mais c’est compter sans le Juge Gaudet à qui a été confiée l’instruction de l’affaire. Au physique comme au moral, Gaudet est le contraire de Cassidi : un personnage falot mais d’une grande honnêteté intellectuelle. Le seul point sur lequel ils se rejoignent est la subtilité de leur intelligence, encore qu’ils en fassent un usage opposé. Le duel s’engage. Dès le premier interrogatoire de Gina, Gaudet a flairé que la jeune fille était victime d’une machination. Très vite, il en vient à suspecter Catherine d’être la meurtrière de son mari. De là à l’inculper, et à relaxer l’infirmière il n’y a qu’un pas…Mais ce pas, il ne pourra jamais le franchir. Car tandis que la conviction du juge chemine dans un sens, le dossier qu’il est en train de construire, emprunte, qu’il le veuille ou non, une direction opposée. Maitre Cassidi est là, à chaque interrogatoire, pesant de tout son poids sur chaque épisode de l’enquête, retournant les témoins les plus sûrs, balayant les faits qui le gênent, projetant un éclairage violent sur ceux qui viennent à l’appui de sa thèse, réalisant enfin ce tour de force de rendre la vérité totalement invraisemblable, et de conférer au mensonge les apparences de la vérité la plus apparente. Et ce n’est certes pas Philliet, le défenseur de Gina, jeune avocat plein de bonne volonté, qui peut avoir le talent et l’expérience nécessaires pour faire contrepoids à la formidable efficacité de son illustre confrère. Gaudet ne veut pas contribuer à la condamnation d’une inculpée qu’il sait innocente. Il résout son problème de conscience en faisant publiquement l’aveu de son impuissance. Il démissionne laissant à un autre juge le soin d’acheminer Gina vers sa perte mais il tente une dernière manœuvre : porter les débats devant les jurés eux-mêmes. C’est dire si sa déposition aux Assises fait sensation, lorsque désignant Cassidi, il affirme que si l’avocat avait été le défenseur de Gina, c’est Catherine qui serait aujourd’hui dans le box des accusés. Une manière courageuse de se saborder pour sauver Gina car cette façon de remettre publiquement en question le fonctionnement de la machine judiciaire ne sera guère appréciée de ses supérieurs. Mais cet acte courageux ne va servir à rien. Gina est condamnée à huit ans de prison. Cependant, la justice des hommes emprunte parfois pour triompher les voix les plus tortueuses…un coup de théâtre que Cassidi lui-même n’avait pas prévu remet tout en question.

 
Ce grand classique des films de procès très mal édité à ce jour, se devait de vivre une véritable cure de jouvence 4K afin de retrouver toute la beauté de ses images en noir et blanc dans un cadre 2.35/1 et 16/9. C’est un rôle inhabituel de Bourvil face à l’imposant Pierre Brasseur, et le film prend toute sa dimension, maintenant restauré. Il rejoint avec prestige notre collection LA SEANCE
 
 
En avant programme, vous trouverez aussi les réclames et les actualités cinématographiques PATHÉ de la date de sortie du film (16ème semaine de 1963).
 
Sortie le 14 octobre 2019

Coin de Mire Cinéma